Mission du Président du Comité de l’Eau et de la Biodiversité sur le fleuve Maroni
Maripasoula – Papaïchton • 6 et 7 novembre 2025
À l’invitation du Maire de Maripasoula, M. Anelli, s’est tenue la deuxième plateforme COTTICA, réunissant de hautes autorités des deux rives du Maroni :
- M. Tsang, Ministre des Travaux publics du Suriname (en visioconférence),
- Mme Pompili, Ambassadrice de France pour l’Environnement,
- Mme Asadang, Secrétaire permanente du Ministère surinamais des Ressources naturelles,
- M. Deïe, Maire de Papaïchton et Président du Parc Amazonien de Guyane,
- la Consule du Suriname en Guyane,
- Mme Tani, Conseillère territoriale de la CTG,
- Patrick Lecante, Maire de Montsinéry-Tonnégrande et Président du Comité de l’Eau et de la Biodiversité (CEB),
accompagnés d’équipes scientifiques françaises et surinamaises.
Cette plateforme s’inscrit dans le cadre du programme BIO-PLATEAUX, initié par Patrick Lecante, qui constitue un modèle de coopération opérationnelle entre le Suriname, le Brésil et la Guyane autour de la gestion de l’eau et de la biodiversité.
Constats sur le terrain : un accès à l’eau encore fragile
Au cours de la mission, la délégation a rencontré les chefs coutumiers et habitants des villages du Haut-Maroni, notamment à Taluen, village amérindien Wayana situé sur la rivière Lawa.
Les échanges ont mis en lumière :
- de fortes inégalités territoriales d’accès à l’eau,
- des risques sanitaires persistants : réseaux défaillants, contaminations, sécheresses,
- des difficultés d’accès aux services publics essentiels.
Ces constats soulignent la nécessité d’une action urgente, coordonnée et durable.
Travail scientifique et coopération transfrontalière
Plusieurs réunions techniques ont été organisées avec :
l’Office International de l’Eau (OiEau), le CNRS, l’Office de l’Eau de Guyane, le Parc Amazonien, la DGTM et les partenaires surinamais.
Les travaux ont porté sur :
- le suivi de la qualité de l’eau,
- l’impact des métaux lourds sur la santé des populations,
- le renforcement des réseaux d’observation dans le cadre de BIO-PLATEAUX.
Cette démarche, fondée sur une coopération entre élus, scientifiques, autorités coutumières et administrations, est au cœur de la méthode du CEB : construire des solutions réalistes et partagées.
Un appel à une mobilisation à la hauteur de l’urgence
À l’approche de la COP30 de Belém, Patrick Lecante a rappelé la nécessité d’un engagement clair et rapide de l’ensemble des institutions.
« Les populations du Maroni ne peuvent plus attendre.
Elles ont besoin de décisions fortes, de moyens renforcés et d’une gouvernance commune entre l’État, la CTG, les communes et les acteurs du fleuve. »
La situation exige une réponse immédiate, cohérente et structurante pour garantir un accès sûr et équitable à l’eau.
